vendredi 1 décembre 2017

"Linfini du miroir"




Il s’agit là d’une rencontre entre artistes qui se sont approprié un langage naturellement décalé par rapport à leurs origines culturelles (occidentales et asiatiques). Une création qui révèle une osmose iconographique dans la matière et dans l’esprit. La question du métissage n’est pas imposée mais un choix délibéré. La notion « d’origine » est donc détournée par nature, de sorte que surgisse une vision instinctive et intuitive, la source de toutes créations. En quelque sorte une manière d’évincer les frontières culturelles. 

This is a meeting between artists who have adopted a language naturally ‘out of step’ with their cultural background (Western and Asian). A creation that reveals a deep fascination with ‘otherness’ in matter and in spirit. The question of cultural transversality becomes a deliberate choice. The notion of ‘origin’ is sidestepped, so that an instinctive and intuitive vision is found: a way of thinking 
beyond defined cultural boundaries


Đây là một cuộc gặp gỡ giữa các nghệ sỹ đã dành thời gian tiếp cận một thứ ngôn ngữ khác xa với nguồn gốc văn hóa của họ (Phương Đông và Phương Tây). Một sự kiện đầy sáng tạo cho thấy sự giao thoa, thẩm thấu về mặt thị giác trong cả chất liệu lẫn tinh thần. Giao thoa không phải là một sự áp đặt mà là một lựa chọn có chủ ý. Khái niệm về «nguồn gốc» do vậy được chuyển hướng một cách tự nhiên, để từ đó nảy sinh một cái nhìn mang tính bản năng và trực giác, là nguồn gốc cho mọi sự sáng tạo. Và trên một phương diện nào đó, đây là cách thức để gạt bỏ những rào cản văn hóa.










Artistes participants au projet

Tien Le Thua
Mark Lockett
Hubert Haddad
Christian Hadengue

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 Hubert Haddad


De tant d’autres mondes
Sur un paysage intérieur de Christian Hadengue



                                                                                                                Un cercle, ce feu désert 
Yves Bonnefoy


 Cercles et empreintes – demeures de la vision
dans l’effacement des signes

Le rêve de la lumière éblouit l’aveugle de naissance
Ruines, ruches désertées, termitières de la mémoire
Décombres de l’éternité
aux lèvres d’un dieu penché 

Des bastions et citadelles des vastes songeries
ne demeurent qu’impacts de météores
sur un miroir de sable
Nous ne mourrons que d’oubli
comme ces fleurs éternelles
Quelle Gradiva née des Nombres ou d’un délire chiffré
traverse ces cratères de lune ?  

Vestiges, dans la nuit fragmentaire –
les torches de pierre ne s’enflamment qu’aux yeux des mortels
Marchons mille ans parmi les décombres
comme dans un jardin d’enfant,
Dionysos à peine né
déjà plus vieux que la lumière

Cercles où immoler l’aurore
dans un retour sans limites
Est-ce un dieu ou l’absence
signe inaccompli de toute hantise

La mort n’est pas future
elle préside, actuelle, aux actes et aux fins
tandis que la beauté –
pur équilibre entre esprit et instinct –
appuie un coude d’ivoire sur l’ébène des trophées

Disques, voûtes, ellipses – il y faut l’ombre destructive
pour que mémoire s'attise au hasard orienté

Dans l'incomplétude des lavis
certains inventèrent la montée des soleils
Vassili Kandinsky a-t-il vu passer la Comète ?
La géométrie, déesse esseulée
médite les structures du vide 

Un arc-en-ciel privé d’assise s’échappe
volutes de cendres qui se courbent en augures 
Même le non-sens signifie
l’énergie prorogée.

Loin de l’image, l’œil travaille en roue libre
pendant que l’ombre d’une échappée
retient l’esprit des formes

Rien n’est perdu de la lumière
L’univers palpite dans un cercle d’encre ébauché
qu’obscurément l’attente déploie

Tout est cercle, pensée et rêve du cercle
nul autre octroi à la réalité
La circonférence est encore image
anneau de Gypès ou disque d’Odin, sphère, pelote des mondes
figures de l’encerclement

La nuit de blancheur étale
si profondément close
au secret d’un palimpseste de mémoire et d’ondes

La matière n’est qu’empreinte en tout d’elle-même
Nul dieu n’est venu rêver l’évidence
au-dessus des crânes et des hures

J’ai tout vécu dans l’heure
de l’aile gauche et du frémissement benthique
à jamais froissé de l’ange
en ses infinis retours

Une sorte d’entêtement de décapité
sans cesse roulant de monde en monde
maintient l’univers en ses plus infimes réfractions
comme ces spirales du temps
ou ces concepts à la scintillante désuétude

Mémoire chantournant l’ombre des grâces
l’indéchiffrable ivoire des songes
suis-je assez proche
pour atteindre le regard

Poussières dans la vaste clarté
On détache de soi des cheveux de cadavre
des queues de comètes
tandis que sous les doigts vibrent
des volumes de silence

La lumière est-ce la peau d’un dieu ou
cet éclair dans l’œil qui s’éteint
Le squelette rêve d’azur et d’eau vive
un fleuve d’ombre derrière la nuque
Je laisse couler le temps avec une lame
ou un heurtoir

Le silence proclame le silence
Seul Osiris en poussière
compte ses os dans la transparence

Apparences
cercles d’eau cendrée entre deux feux de paille
entre l’ange et l’abîme

Au sol les reflets du temps
séparent l’œil de la mémoire
la lumière gomme l’univers en tel lieu

Météores, crues du ciel, lentes dispersions stellaires
(un inconnu chaque nuit revisite mes rêves)
Quel pouvoir a l'esprit
pour donner l'âme à voir


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Actualité Décembre


Ateliers portes ouvertes

à Fa
Christian Hadengue
Chemin de la Découverte

Le 9 /10 Décembre 2017

Tony Cassius Sculpteur
à l'ancienne coopérative
et 
Angèle Donjacour artiste peintre
au foyer communale attenant à l'église

seront heureux de vous recevoir







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Projets 2018

En Juin 2018

Exposition

Galerie AMJ à Narbonne

Christian Hadengue / Jean Christophe Alix

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Exposition
de juin à Octobre

COOP.ART-La Marge 2

1, rue Joseph Delteil
11220 Serviès en Val


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En Septembre 2018

Exposition - performance

à " L'Espace"

Institut Français à Hanoï, Vietnam

en collaboration avec

Tien Le Thua        artiste peintre
Mark Lockett           compositeur
Hubert Haddad              écrivain

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Aux Editions Rencontres

"Solitude de la lumière"

dans la collection "Tête à Texte"


Hubert Haddad
Christian Hadengue

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